Claire
C’est bac en poche que Claire s’est lancée dans la couture. Après un Brevet professionnel de couture floue à l’école Saint Roch, École de la chambre syndicale de la couture parisienne, Claire a découvert le métier de l’accompagnement de la mariée chez « Les mariées de Guy Laroche ». Dans cette boutique luxe de ce grand créateur, elle s’est sentie dans son élément. On imagine bien tout ce qui découle du choix de cette robe unique, mais on oublie que pour cet évènement, toutes les folies sont autorisées… Claire se rappelle encore de ses mariées qui venaient depuis le brésil, en jet privé essayer leurs robes.
Le deuxième virage « mariée » fut pour elle en 1991 alors qu’elle était cogérante de la boutique Gwaldys, avenue Louise, à Bruxelles. De par sa casquette de responsable technique, Claire était à l’aise pour suivre les commandes, gérer les prises de mesures ainsi que les essayages de retouches. Travaillant avec des créateurs Belges, Italien, Anglais, et Français, c’est lors des transformations que Claire a pu apprécier les nombreuses méthodes de coupe et montage d’une robe de mariée. En effet, chaque créateur à sa technique, ses spécificités, sa manière de fabriquer et monter un vêtement. Elle était à la croisée de ces technologies.
De retour en Normandie, c’est le 4 janvier 1994, 9h03 que Claire a ouvert sa boutique de sur-mesure, rue de Grenoble. Dans cette petite maison « bonbon » épargnée par les bombardements de la deuxième guerre, les deux salons d’essayage du premier étage ont vu passer plusieurs générations de mariées, et ont été les témoins de nombreux secrets….
A cette époque, elle crée elle-même les robes… Elle a encore en mémoire le visage de sa première cliente, une voisine aujourd’hui commerçante du centre-ville. Visiblement, à 8 mois de son mariage, elle était heureuse de découvrir une créatrice en bas de sa rue.
Claire a toujours eu un petit faible pour la marque Cymbeline. En effet, c’est d’une part l’une des premières marques à lui avoir fait confiance, mais pas que… L’histoire raconte qu’elle aurait trouvé son homme dans un défilé Cymbeline, au pavillon Gabriel sur Paris. Lui photographe en bout de podium, elle acheteuse de la collection. Ce jour-là, Claire fut plus souriante que les tops modèles qui défilaient…
Parmi les bons souvenirs, délicat de n’en extraire qu’un seul. Pourtant, Claire garde en mémoire cette jolie brune aux yeux verts, fashion et charismatique. Ce jour-là, elle a osé craquer pour une robe noire de chez Rembo Styling, alors qu’initialement elle se voyait en robe fourreau ivoire.
Dernier défi qu’elle garde en mémoire ? La réalisation d’une robe en papier… La coupe fut sobre, l’originalité du vêtement étant dans la matière.
C’est le 24 Aout 2006 qu’elle a dit « oui ».